Journal d'un voyage au Japon

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vendredi, juillet 16 2010

Leçon de marketing

Vu sur une publicité pour une boite de conseils légaux:

"Venez chez nous! Nous vous ferons payer le même prix que si vous étiez japonais!"

J'espère qu'ils sont meilleurs en droit qu'en marketing.

dimanche, avril 11 2010

Liberté

Hier, dans un parc, j'ai été abordé par un intriguant personnage. Il se présente comme un écrivain sans-abris. Ses poches sont pleines de copies de ses écrits, photocopiés et agrafés dans des combinis ou manga kissa, et vendu pratiquement au prix du papier. On y trouve des haïku, des recueils de nouvelles, quelques oeuvres plus conséquentes. L'un des plus gros est un reportage sur l'Afganisthan, ou il a vécu quelques années. Il a vécu dans toutes sortes d'endroits, parle toutes sortes de langues, avec plus ou moins de succès. Il cite divers philosophes - apprenant que je suis français, il sort de sa poche le livre qu'il est en train de lire, ou peut-être relire: Les Confessions, de Rousseau.

Ses paroles sont franches et directes. Les maisons d'éditions sont des voleurs dont le métier est de vider les poches des écrivains. Les japonais sont incapables de penser par eux-mêmes, les systèmes politiques de ces deux derniers siècles les cloisonnant dans des routines confortable. Ce sont tous des menteurs: leurs actions ne sont dictées que par l'environnement, les circonstances, indépendamment de leurs sentiments, et ca finit toujours par ressortir.

Il a un site web, un blog pas très à jour, des livres publiés. Et à voir Google, on croirait que pas un des nombreux touristes qu'il a abordé n'a pu se retenir de l'inclure dans le récit de leurs aventures. Il s'appelle Hideo Asano, il a 65 ans et il est sans-abris.

Drôle de personnage.

mardi, décembre 8 2009

Softbank Sucks

Au cours de mes tribulations, (en l'occurrence en lisant Engadget, excellente référence,) je suis tombé sur un site au titre assez explicite: "Softbank Sucks". Le plus intrigant, c'est que ce site raconte mon histoire. L'histoire de nombreux gaijins qui ont essayé de prendre un contrat Softbank. L'histoire de nombreux japonais aussi, apparemment. C'est pas ce que j'ai constaté dans mon entourage, mais ce n'est pas un échantillon relatif...

Lisant "WE WANT YOUR STORIES" en marge du blog, je n'ai pu résister à l'envie de communiquer ma frustration, avertir les futurs potentielles victimes, et faire de la mauvaise publicité à ce réseau qui traite ses clients avec autant de mépris. Mon histoire a donc rejoint son blog, et j'en suis ressorti avec d'autant plus de conseils/recommendations sur les téléphones japonais, en particulier Android.


J'ai aussi appris que Softbank accepte des téléphones débloqués... En théorie il serait possible d'acheter un N900 et l'utiliser sur un abonnement Softbank... Avec 95% de chances que ca marche pas, ou à moitié, qu'ils me fassent payer des sommes faramineuses sans préavis... Tentation digne d'Asmodée, Prince Démon du jeu...

mercredi, octobre 21 2009

弓道: Kyudo, la Voie de la Flèche

Hier, je suis allé voir une session de Kyudo pour la première fois. C’etait... spécial. On y retrouve bien la mentalité japonaise traditionnelle.

Au tir a l’arc, en général, on vise la cible, on tire, on regarde à quelle distance on est arrivé du centre de la cible, et on recommence.

Au kyudo, ce qui compte, ce n’est pas le résultat. C’est respecter les formes: Marcher correctement, se tenir correctement, tenir l’arc correctement, tirer la corde correctement, lâcher la corde correctement, ne pas tirer avant les plus hauts gradés, toujours tourner de exactement 90 degrés, toujours tourner de manière à ne pas montrer son dos aux plus haut gradés, etc. La position de la moindre partie du corps est définie avec précision. Il y a tellement de détails à retenir qu’on a pas vraiment le temps de regarder si la flèche a atteint la cible ou pas.

Durant la première leçon, et probablement les quelques suivantes, on apprend à marcher, tourner de 90 degrés sur place vers la droite, vers la gauche, tourner de 180 degrés sur place vers la droite, vers la gauche, tourner de 90 degrés en marchant vers la droite, vers la gauche, s’asseoir (a genou, ça risque de me poser problème), se lever. Une fois qu’on maîtrise tout ça, on apprend... la même chose en tenant un arc dans la main gauche et une flèche dans la main droite.

Je n’ai aucune idée du temps que ça prendrait pour en arriver a tirer une flèche...

dimanche, octobre 4 2009

Ishigaki-jima

Comme beaucoup le savent, j'ai passé une semaine (Silver Week, c'est comme Golden Week mais en un peu moins bien) à Ishigaki-jima, l'une des îles de l'archipel d'Okinawa. Okinawa, c'est à la fois le nom de l'archipel, de la plus grand île de l'archipel, et de la deuxième plus grande ville de l'île. Du coup, à chaque fois que je parles de mes vacances à Okinawa, les gens me demandent si j'ai visité le célèbre aquarium d'Okinawa, sur l'île d'Okinawa, à 500km de mon hôtel. Donc non, je n'ai pas vu l'aquarium ~_~

C'était ma première expérience avec une agence de voyage japonaise. J'espère que ça sera la dernière. Pour commencer, on ne choisit pas l'avion, on choisit l'heure de départ par tranche horaire. La seule tranche horaire qui arrivait avant la nuit était la tranche 6h-11h, l'idéal étant 9 ou 10 heures. Ayant réservé 2 mois à l'avance (Silver Week est très demandé), je m'attendais à recevoir mon billet rapidement, et quand 2 semaines avant le départ j'avais toujours pas de nouvelles, j'ai commencé à m'inquiéter. Malgré le harcèlement téléphonique, 2 jours avant le départ, toujours pas de billets... Finalement les billets sont arrivés par la poste le dimanche en milieu d'après-midi, pour un départ... Lundi matin à 6h, bien sur! Le premier train arrive à l'aéroport à 5 heures et quart... Finalement ça s'est bien passé, mais je trouve pas ça très responsable comme organisation... Et franchement, qui a envie de se lever à 3h du matin pour partir en vacances?

Pour les vols internationaux, les aéroports japonais prennent des empreintes digitales de tous les étrangers. (Pas celles des japonais, bien sur, tout le monde sait que les criminels ce sont les étrangers.) Pour les vols nationaux, par contre, pas une seule fois on n'a regardé dans mon sac, pas une seule fois on ne m'a demandé une pièce d'identité. Il est également autorisé d'emmener des liquides à bord de l'avion, apparemment ils ont une machine qui détecte les produits chimiques sans même ouvrir la bouteille ~_~ Je me demande si ça réagirait au Coca...

"Oh, un paquebot!" m'écriais-je, convaincu que l'occurrence était rare. Que nenni, toute aussi petite et lointaine qu'elle soit, cette île reste japonaise. Le port est massif, des bateaux gigantesques stationnent au large à longueur de temps. Le centre ville a plusieurs combinis qui, comme à Tokyo, ne ferment jamais. Par contre, ils sont tous de la même chaîne, "Coco", qui n'existe pas à Tokyo (détail qui aura son importance par la suite).

Étant donnée mon opinion sur l'agence de voyage, je m'attendais à ce que l'hôtel soit un cageot en bois avec des insectes dedans. Pas du tout. La vue de la fenêtre est absolument magnifique, donnant sur l'océan et l'île la plus proche (Taketomi-jima). Le bâtiment est en L mais organisé pour que toutes les chambres aient vue sur l'océan. Deux piscines (intérieure et extérieure) sont à la disposition des visiteurs. La chambre est plus grande qu'un appartement Tokyoite ordinaire, la salle de bain fait environ la taille de ma chambre actuelle. Internet est bien sur disponible dans la chambre, et ceux qui ont pas leur portable peuvent utiliser les PC du rez-de-chaussée. Le petit déj à volonté est inclus dans le prix, et chaque jour ou l'on ne fait pas le ménage rapporte un bon de 1000 yen (cumulatif) pour un repas du soir dans l'un des restaurants de l'hôtel. La réception se charge bien sur d'organiser les réservations des activités, par exemple plongée sous-marine, et l'on ne paye qu'au checkout. L'un des boutons de l'ascenseur a le label "Stardust Terrace" et mène bien entendu au toit, ou sont installées des chaises longues pour admirer les étoiles confortablement. Tokyo, qui ne dort jamais, émet tellement de lumière qu'il est rare de voir ne serait-ce qu'une seule étoile. Ça faisait longtemps que j'avais pas vu la voie lactée.

La cote d'Ishigaki-jima alterne entre les plages de sables et les plages de rochers, tournant parfois à la falaise. Pour commencer modestement, la destination du premier jour a été une plage un peu plus au nord, bordée par un village vacance. Sur la carte, c'est pas très loin, 2 petits kilomètres. Mais en début d'après-midi, à ces latitudes, en sortant de l'avion et manquant de soleil, qu'est-ce que c'était loin! Interdit de sortir de la zone de baignade délimitée par des filets, pas de coraux, peu de poissons peu colorés, un fond sous-marin boueux... Juste bonne à tester le masque/tuba.

Un conseil, si vous allez au Japon, emportez votre masque préféré. C'est p-e juste moi qui ai un gros nez, mais ça allait pas du tout. Le bas du masque m'écrasait les narines, le plastique (déformé par lesdites narines, forcément) laissait rentrer l'eau, et la partie en plastique solide appuyait sur le haut du nez. Ça fait mal ;_;

De brèves recherches ont indiqué Yonehara comme LA plage pour faire du masque/tuba. Effectivement, c'était autre chose. Les massifs de coraux commençaient sitôt dans l'eau et continuait aussi loin que j'ai pu nager. Les poissons étaient nombreux, colorés, tropicaux. C'était vraiment super, jusqu'à ce que la marée descende un peu et qu'il devienne difficile de se frayer un chemin parmi les rochers.

Yonehara est un peu plus loin de l'hôtel, impossible donc d'y aller autrement qu'en bus. Pour ceux qui se plaignent des trains de Tokyo qui finissent peu après minuit, les bus de Ishigaki-jima finissent à 6h au terminal. Et là ou les trains de Tokyo passent toutes les deux minutes, les bus passent toutes les heures, au mieux. Bon deal pour les taxis.

Au retour, le dernier bus partait vers 4h, avec une pause de 1h30 à Kabira pour attendre la connexion. Kabira est une très jolie petite plage, mais il n'est pas permis de se baigner... Ça a l'air d'être un bon point de départ pour des activités maritime, ballades en bateau, canoë, etc.

Le jour suivant, je pensais visiter le centre ville, regarder l'artisanat local, acheter quelques souvenirs, retirer des sous, manger dans un restaurant et rentrer en taxi. C'était mercredi, donc le dernier des 3 jours de congé consécutifs. Apparemment, contrairement à leurs homologues tokyoites, les combinis locaux n'ont pas de distributeurs de billets. Apparemment, depuis que j'ai reçu ma carte bancaire, la poste a changé ses systèmes et n'accepte plus les cartes de ma banque. Apparemment, les banques locales ne marchent pas durant les jours de congé... Somme totale restante, 150 yen, prix du taxi, 1300 yen. Distance entre le centre ville et l'hôtel: 5km. Nombre de lampadaires en chemin: 3. Donc j'ai mangé un hotdog à 130 yen et je suis rentré à pieds. Le plus drôle, c'est que ma banque n'est pas reconnue par les banques locales même durant les jours ouvrables, donc j'ai pas pu retirer de sous le lendemain non plus... J'ai du emprunter jusqu'à la fin de mon séjour! Joie! Faudra vraiment que je change de banque...

Le lendemain, après avoir donc emprunté des sous à une âme charitable, j'ai pris le ferry pour Taketomi-jima. C'est minuscule! La première plage avait un courant impressionnant, la deuxième plage était boueuse avec 50cm de fond sur 50m, la troisième était interdite de baignade. Les paysages sont très jolis par contre, et un vélo loué permet de faire le tour des coins intéressants sans efforts. La "ville" est bâtie de pierre, pour une architecture assez intéressante. Les ferrys pour Ishigaki-jima sont plus nombreux et finissent plus tard que les bus!

L'avion étant le samedi après-midi, le vendredi était la dernière chance pour faire de la plongée sous-marine. Ishigaki-jima est célèbre pour les raies manta. Un peu au nord de l'île se trouve le Manta Scramble, une zone de plongée sous-marine renommée pour y rencontrer des raies manta. Bien sur, la plongée au Manta Scramble était 50% plus cher que d'autres endroits, mais qu'importe, c'est pas tous les jours qu'on voit un poisson aussi gigantesque. Ayant réservé le jeudi soir, j'apprends le vendredi matin que la météo ne se prête pas à des sorties au Nord de l'île et que, donc, la plongée sera au sud, pas loin de Taketomi-jima, en face de l'embouchure du port, dans des eaux peu profondes. C'est bien ma veine. On y voyait en gros les mêmes poissons qu'à Yonehara beach, mais au moins c'était de la plongée.

La encore, on sent qu'on est toujours au Japon. Mes plongées précédentes ont toujours été relax, le moniteur donne des indications, tout le monde fait ce qu'il dit et tout se passe bien. Ici, on commence par signer plusieurs feuilles certifiant que je sais nager, que j'ai pas de phobie de l'eau, que j'ai pas de problèmes aux oreilles, et que si je suis pas leurs indications et que je meurs noyé, c'est ma faute. Les instructions ont duré une partie non négligeable du trajet en bateau. Une fois arrivée, on s'assoie sur le bord du navire, les moniteurs nous mettent l'équipement sur le dos, l'attachent, règlent le tout, nous jette à l'eau, utilisent les contrôles de profondeur. Arrivés au fond, on a même pas besoin de nager, on se tire sur le sol avec les bras. Un moniteur reste avec nous tous le long, nous marque les noms des poissons sur une tablette, nous donne de la nourriture à donner aux poissons, nous prend en photo avec les appareils de ceux qui en ont, nous fait des ring bubbles, nous remonte et reprend son matériel. Plus qu'une visite guidée, pratiquement un one-man-show, pas une seconde pour s'ennuyer ou pour faire quoi que ce soit soi-même. C'est sûrement bien pour une première fois, mais j'aurais bien aimé avoir un peu plus d'air... Il faudrait que je passe ma licence un jour, les séances de plongées deviennent moins chères et plus variées.

Samedi, dernier jour. Check-out à 11h, avion à 18h, journée assez calme. Empaquetage, "Oh mince j'ai oublié d'écrire les cartes postales", bus vers la ville, visite d'un musée minuscule et incroyablement désorganisé, bus vers l'aéroport. Comme d'hab, j'ai emporté ma DS et 2 bouquins, et comme d'hab, ils ont pas quitté mon sac.

Quelques repaires

Photos: Un jour peut-être

samedi, juin 20 2009

Le Japon, pays accueillant

Obtenir la nationalité japonaise, c'est facile. Il suffit d'avoir plus de 20 ans, d'avoir résidé au Japon plus de 5 ans, et de faire preuve de contributions significatives envers le pays. Le site du gouvernement donne des exemples de ce qui est considéré comme "contribution significative": Prix Nobel, médaille Olympique, festival de Cannes, et quelques autres... Ils donnent aussi des exemples (anonymes) de dossiers et qui ont été acceptés et refusés... C'est assez amusant à lire...

Case studies

Guidelines for Contribution to Japan

News bonus: la mode des téléphones portables

Au Japon, les gens aiment bien leurs téléphones. Ils aiment bien y mettre des stickers comme décoration, ou des petits jouets en strap. L'excès de stickers sous la forme de boutons de rose taille réelle recouvrant toute la surface du téléphone, c'est fréquent. L'excès de strap sous la forme d'une peluche de 30cm de haut qui parle quand on appuie dessus, c'est moins courant.

Pour info, le mec de l'image, c'est "お兄さん", c'est-à-dire "grand frère". Softbank a toute une série de publicités basée sur une "famille" type. Vous pouvez voir la liste des membres de la famille à cette adresse avec, dans l'ordre: わたしい("moi"), お父さん (père), お母さん (mère), et お兄さん (grand frère). L'acteur qui joue le rôle du père est très populaire au Japon. Peut-être même plus que l'actrice qui joue "moi", qui est pourtant une pop-star célèbre ^^

mardi, avril 14 2009

Free Money

Apparemment, le gouvernement japonais a decide de relancer l'economie en donnant environ 100 euros a chaque habitant, y compris les etrangers (non, pas les touristes). Je sais pas si ca relancera l'economie, mais ca fait toujours plaisir.

http://lariviereauxcanards.com/2009/03/09/que-faire-avec-les-12000-yen/

vendredi, décembre 12 2008

Agences Immobilières

Je n'ai eu que très peu de contacts avec des agences immobilières en France. En Irlande, je n'ai jamais eu de problèmes particuliers (rien de déraisonnable en tout cas). Au Japon, je les ai entendues qualifiées de "mal absolu". Force m'est de reconnaître que je n'ai pas eu que de bonnes expériences. Bien que n'ayant que peu de données sur mes divers contacts, je vais essayer de décrire ceux dont je me souviens de manière aussi neutre et détaillée que possible.


Printemps 2007, je me renseigne sur les guesthouses disponibles auprès d'une agence qui m'a été recommandée par un collègue, Sakura House. Je suis une procédure assez standard au Japon: Je me rends sur le site Web, j'entre mes données et mes critères. Je demande un prix aux alentours de 60.000 a 70.000 yen (similaire à ce que je paie en auberge de jeunesse), sur la Yamanote. Le jour même, je reçois un mail me proposant une chambre a Akebonobashi (à une petite demie-heure de la Yamanote) pour 100.000 yen. Je réponds que ça ne correspond pas à mes critères. Toujours dans la même journée je reçois un mail me proposant une chambre à 5 minutes d'une station de la Yamanote pour 74.000 yen. J'ai accepté, et j'y suis encore.


Automne 2007, un collègue me montre le site d'une agence immobilière proposant un site en anglais, Crane Estate. Après quelques échanges, l'agent me transmet des informations sur des appartements correspondant à mes critères, mais demandant 2 mois de caution plus 2 mois de frais, pour une sortie totale d'environ 400.000 yen d'entrée de jeu, sans compter les meubles (au Japon la plupart des appartements sont non meublés, pas de lit, pas de fours, pas de rideaux, pas d'ampoules au plafond). Je lui explique que je n'ai pas assez de réserves. Elle m'envoie la description d'autres appartements ayant au plus 1 mois de caution+frais. Je me renseigne auprès de connaissances, en particulier en ce qui concerne le quartier. Je la recontacte, l'appartement est déjà pris. L'irritation commence à se sentir dans ses mails. Elle me propose un autre appartement, plus petit, moins pratique, un peu plus cher en loyer, beaucoup plus cher en frais. Je le visite, je ne suis pas convaincu. Je lui envoie un mail lui demandant de me tenir informé des prochains appartements correspondant à mes critères. Aucune réponse.


Printemps 2008, bien que n'ayant jamais trouvé d'appartement à ma convenance sur le site d'une agence (Kimi) spécialisée pour les anglophones qui m'avait été recommandée par une amie, je me décide à les contacter pour leur demander s'ils peuvent me servir d'agent pour des appartements trouvés dans d'autres agences. Leur réponse se résume à "Veuillez remplir le formulaire de recherche d'appart sur notre site." Plein de bonne volonté, je remplis le formulaire. Ils me répondent par email que je n'ai pas spécifié certaines informations. Je leur envoie un autre mail leur expliquant que, si, j'ai spécifié ces informations, et que de toute manière ils n'en ont pas besoin puisqu'ils n'ont rien correspondant a mes critères sur leur site et que le seul but de mon mail était de savoir s'ils pouvaient être mon agence pour un appartement spécifique trouvé sur un autre site web. Ils répondent qu'ils peuvent chercher dans leur liste d'appartement, et me demandent quels sont mes critères. Après avoir réalisé que j'ai déjà rempli leur formulaire, ils m'envoient des informations sur un appartement modérément à mon goût, puis un autre qui me plaît pas mal. Il s'est avéré que, du fait de restrictions du coté du propriétaire, ils ne pouvaient pas faire visiter hors de mes heures de boulot. Je leur ai dit que tant pis pour celui-ci. Plus de nouvelles depuis.


Vers Juin 2008, je vois sur un site de recherche un appartement à 4 minutes de Akihabara, 11e étage, un peu plus de 25m2, environ 80.000 yen par mois. C'est pas tout a fait de la science fiction, mais c'est quand assez rare. Je contacte le jour-même l'agence en question (à 2 minutes de Okachimachi) afin d'organiser une visite. Ils me disent que pas de problème, et de passer à l'agence le soir-même. Quand j'arrive sur place, ils me disent que l'appartement que j'avais mentionné est déjà pris, mais qu'ils ont d'autres appartements similaires à me montrer, et si je voulais bien remplir ces papiers avec mon nom, numéro de téléphone... Je ne me suis pas attardé.


Une ou deux semaines plus tard, sur le même site de recherche d'appartements, je vois un appartement à 4 minutes de Akihabara, 11e étage, un peu plus de 25m2, environ 80.000 yen par mois.


Début Septembre 2008, j'ai trouvé sur un site de recherche un appartement de 30m2, 7e étage, à 10 minutes de marche de Tabata station, pour 80.000 yen par mois, disponible fin septembre. Je suis allé à l'agence (vers Ueno), ils m'ont proposé de faire une réservation sans frais, de visiter l'appartement quand il serait libre, et de décider après avoir visité si je voulais signer le contrat. J'ai bien sur accepté. L'agent a par la suite contacté mon entreprise, prétendant ne rien avoir compris à notre conversation et re-demandant des informations que je l'ai vu écrire sur un papier. En attendant de visiter l'appartement du 7e, je demande à visiter un appartement du même bâtiment pour me faire une idée. Le bâtiment est bien, le voisinage est calme, ça me plaît plutôt bien. L'agent en profite pour me dire que, finalement, il ne sera pas possible de faire de réservation. Il faudra être le premier a accepter l'appartement après qu'il soit devenu libre. Comme ça tombe pendant mon voyage en France, je m'arrange pour que quelqu'un le visite pour moi et l'accepte en mon nom. Durant la visite, l'agent dit que ce n'est pas possible car il manque des informations sur mon entreprise. A mon retour quelques jours plus tard, je passe à l'agence. Il me demande le numéro de téléphone de mon entreprise. Je lui rappelle que c'est marque sur ma carte de visite. Il me demande des détails administratifs sur mon entreprise, je lui suggère de demander au service administratif de mon entreprise. Après avoir appelé mon entreprise, il me dit qu'il a toutes les informations qu'il lui faut, et que mon dossier est complet. Si tout se passe bien, l'appartement est à moi dans les 2 jours. Il ne m'a plus contacté depuis. A la place, il a contacté mon boss pour lui dire que le propriétaire a refusé mon dossier, sans donner de raisons. Quelques jours plus tard, après plusieurs coups de fils moyennement cordiaux de mon boss demandant des explications, l'agent dit que le propriétaire (qui ne m'a jamais rencontré) a refusé mon dossier parce que je ne parle pas assez japonais. Je n'ai pas recontacté cette agence.


Juste après la visite de l'appartement de Tabata, j'ai marché dans les environs. Étant fatigue, je me suis assis au bord de la route, devant le store d'une boutique. Peu après, la boutique ouvre le store. Il s'agissait d'une agence de location. Un monsieur m'a invité à entrer. Après quelques minutes de discussion, il m'a fait visiter quelques appartements voisins. Les prix tiraient sur ma limite supérieure, de même que la distance à la station. Occupé avec l'autre appartement, beaucoup plus attrayant, je n'ai pas donné suite.


C'est à peu près tout. J'ai bien sur eu quelques autres contacts, mais rien de spécial ou prolongé. Comme j'ai tendance à ne pas chercher avec trop d'insistance juste avant des renouvellements de visa ou contrat, la prochaine étape sera probablement aux alentours de Mars prochain...

mercredi, novembre 5 2008

Petite page de publicité

<jingle de début de page de pub>


La pub au Japon, c'est un peu comme aux USA. Y'en a plein. Trop. Plein trop. Voir plus. Pour un épisode d'animé ordinaire, on a une pub, le générique de début, un bout d'animé, une pub, un bout d'animé, le générique de fin, et encore une pub. Y'a pas à dire, de ce coté là, la France, c'est vraiment pas mal.


Les jingle pub, on est jamais content de les entendre. Mais quand on passe 30 secondes à chercher pourquoi la série TV introduit soudainement de nouveaux personnages sur une île tropicale avant de comprendre qu'il s'agit d'une pub de shampooing, on se dit que finalement, signaler le début et la fin de la page de pub, c'est pas si mal.


Dans le métro en heure de pointe, on rencontre beaucoup de salarymen. Tous en costume, chemise, cravate. Pas question d'arriver en retard, quitte à courir, doubler, bousculer. Le boulot, c'est important. Suffisamment important pour travailler tard tous les soirs, pour finir avec l'inévitable bière avec les collègues/clients. Important au point de ne pas rencontrer sa famille, ses enfants, pendant des années d'affilée. Mais cette famille n'est pas oubliée. Dans le métro en heure de pointe, on voit une publicité pour une imprimante, toute simple, ordinaire. L'affiche présente une mère et une fille imprimant une carte de joyeux anniversaire pour l'envoyer au père qui est resté travailler tard. Cette publicité n'est pas affichée près des écoles, ou des enfants pourraient se dire "j'aimerais bien envoyer une carte à mon père". Elle est affichée dans le train, ou des salarymen se disent "j'aimerais bien que ma famille pense à moi"... Vive le marketing.


Pendant que monsieur passe ses journées à bosser dur, madame passe ses journées chez elle, à s'ennuyer. Elle regarde la télé et ses programmes affligeants de milieu de journée. Les chaînes regorgent de "publicité informative". Aucune mention d'imprimante, ou quoi que ce soit de high tech. On peut en revanche y voir un long "documentaire" sur un parfum. Un parfum anti-odeur. Les scénario se succèdent l'un après l'autre.

En sortant de l'école, deux mères et leurs enfants se rencontrent, se disent poliment bonjour. L'un des enfants refuse de dire bonjour à la mère de son ami, protestant bruyamment: "Elle pue!" Le lendemain, la même femme a enfin acheté le fameux parfum. Tous les enfants lui font des câlins.

En sortant de l'école, une femme emmène son fils voir sa grand-mère. La grand-mère est clouée au lit, visiblement pas très en forme. La grand-mère demande une bise au garçon, qui dit bruyamment "Tu pues!" avant de sortir de la pièce en courant, la mère à sa poursuite, laissant la grand-mère seule. Le lendemain, la grand-mère a utilisé le fameux parfum. Le garçon lui fait plein de câlins.

Le public visé, les mécanismes utilisés sont tellement évidents que ça en est pathétique. Tirer profit du désespoir des gens: Vive le marketing! \o/


Dans le métro en heure de pointe, on voit une pub pour un centre quelconque, hôtel/café/magasin. La vidéo commence par une femme, en uniforme, très classe, vue de face. Elle croise ses mains sur le bas de son ventre et s'incline lentement à partir de la taille, gardant son dos bien droit. Elle reste inclinée pendant plusieurs secondes. Changement de plan. La même femme, de nouveau debout, ainsi qu'un homme, lui aussi en uniforme. Il met ses mains le long de ses jambes, et les deux employés s'inclinent lentement, simultanément, en parfaite synchronisation. L'élément clé de la vidéo, le seul élément en fait, est de montrer à quel point les employés maîtrisent l'étiquette japonaise. C'est qu'on rigole pas avec ça au Japon! Même si c'est un peu perturbant...

Pour plus d'information sur le traditionnel Ojigi, jetez un oeil à cette vidéo:

http://jp.youtube.com/watch?v=vdlNZJ_TFXU


Dans des WC publiques, bon c'est pas vraiment une pub mais c'est un message informatif. Dans des WC publiques donc, j'ai vu un mot au mur du style "Merci de pas tout salir", avec une peinture pour attirer l'attention. Une peinture, grandeur nature, couleur, d'une femme inclinée en signe d'humble requête. Dans des WC hommes. Comment dire... un peu  perturbant...


<jingle de fin de page de pub>

samedi, mai 24 2008

もっと かわいい ! !

Même les pots de nutella sont kawai! Tout mimi, tout petit, 200g, une grosse cuillère. Je vais pas me plaindre, pendant des mois je croyais qu'il y en avait pas du tout au Japon. Maintenant je sais ce que je vais mettre dans mes crêpes, quand j'aurai trouvé une poêle a crêpes.

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