Journal d'un voyage au Japon

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samedi, juin 26 2010

Modern Dog 11

Puisqu'il faut bien poster une fois de temps en temps, on va se plaindre un peu.

J'ai déjà rapporté mes (més-)aventures immobilières, en voici donc quelques nouvelles:


Cette semaine:

  • お問い合わせいただきましたお部屋につきましては、本日貸主様よりご紹介の確認がとれましたが、外国籍の方につきましてはお家賃9千円上がるの事でした。

c'est à dire:

  • Au sujet de l'appartement qui vous intéresse, quand nous avons présenté votre dossier au propriétaire, il a dit que le loyer était 100 euro plus cher pour les non-japonais.

La semaine dernière:

  • 本日お問い合わせいただきました物件はオーナー様の方から外国籍の方はNGと言われてしまいました。

c'est à dire:

  • Le propriétaire a précisé que l'appartement que vous avez mentionné n'était pas disponible pour les non-japonais.

edit:

La semaine suivante:

  • お問い合わせいただきましたお部屋を貸主様へお問い合わせさせて頂きましたが、日本国籍の方限定で募集の事で御座いました。

c'est à dire:

  • Au sujet de l'appartement que vous avez demandé, nous avons demandé au propriétaire, la location est restreinte aux gens de nationalité japonaise.

Un jour peut-être...


Sur une note plus joyeuse, certains savent que ces dernièrement je fais du roller régulièrement. Comme beaucoup sont plus accro aux photos que moi, il n'est pas difficile de trouver des galeries de ces promenades. En voici quelques-unes:

  • Juin 20, le w-e dernier
  • Juin 13, quand je me suis retrouvé entraîné contre mon gré dans une ballade au bord de la mer 2 fois plus longue que prévue

(Les deux sites proposent d'autres galeries, dans lesquelles il n'est pas impossible que j'apparaisse furtivement... par exemple celle qui devrait apparaître demain dans la soirée.)

lundi, janvier 4 2010

Arrestation à la japonaise

Au Japon, il y a des postes de police partout. Encore plus que des McDo. Je garantis pas l'éxactitude des statistiques, mais depuis 3 ans au Japon, j'ai du voir des policiers se livrer à leurs activités dans les proportions suivantes:

  • Ne rien faire: 500 fois
  • Indiquer la direction aux touristes: 150 fois
  • Indiquer la direction aux japonais: 50 fois
  • Balayer devant le poste: 5 fois
  • Patrouiller en vélo: 200 fois
  • Verbaliser des voitures/moto: 50 fois
  • Se tenir immobiles, par groupe de 5 ou 10, sans raison apparente, autour d'une personne qui se tient debout sans bouger: 10 fois
  • Arrêter quelqu'un: 1 fois

L'arrestation elle-même était assez intéressante. Imaginez un mec allongé par terre, vraisemblablement le méchant, maintenu par une demi-douzaine de policiers. Un policier étale un genre de couverture par terre, qu'ils enroulent autour du méchant, un peu comme quand votre grand frère vous enroulait dans le tapis du salon. Il a ensuite été transporté et enfourné dans une voiture de police. C'est certainement plus difficile de courir ou donner des coups de pieds comme ça. Ça a aussi l'air plus difficile à enlever sans aide extérieure. Je ne sais pas si c'est habituel d'utiliser ça au lieu de menottes au Japon, ou si ça s'utilise dans d'autre pays. N'en connaissant pas le nom, difficile d'investiguer...

Bonne année.

lundi, janvier 12 2009

Ueno Catholic Church

Ce week-end, en marchant dans la rue, j'ai vu "Ueno Catholic Church" marqué sur un muret. Derrière le muret se trouvait un bâtiment tout à fait ordinaire avec une croix sur le mur. C'est la première fois que je vois une église à Tokyo. Ça change de Dublin. En même temps il faut reconnaître qu'a Dublin il y avait vachement moins de temples Shinto.

mercredi, octobre 8 2008

Capsule Hotel

Ça faisait longtemps, hein.

Pour les curieux, j'avais un problème au genou, et j'ai pas pu marcher pendant un certain temps. Du coup, j'ai fait vachement moins de trucs excitants, soudainement. Le point positif, c'est que j'ai aucun engagement envers mes lecteurs. Si j'ai pas envie d'écrire, j'écris pas. C'est vrai quoi, je suis pas payé, non mais c'est quoi c't'histoire. Ou va le monde, je vous l'demande.

Les plus astucieux l'auront peut-être deviné (mine de rien c'est le titre), je suis récemment allé passer une nuit dans un Capsule Hotel. Aussi appelés hôtels bouteille ou même hôtels cercueil, ces Capsule Hotels offrent des chambres de 2m de long, 1m de large, et 1m de haut. Juste de quoi s'allonger (pardon - ramper à l'intérieur) et regarder la télé encastrée dans un coin du plafond. On en trouve dans toutes les grandes villes japonaises. Beaucoup sont interdits aux femmes, et très peu offrent des "chambres" pour 2. Le marché visé, c'est le salaryman moyen, dans la quarantaine, qui a raté le dernier métro après une nomikaï (soirée arrosée entre collègues), ou qui s'est fait jeter dehors par sa femme. Celui que j'ai visité avait même des distributeurs de sous-vêtements, histoire d'arriver au boulot frais et dispo le lendemain matin.

Le prix est moins cher qu'un hôtel ordinaire, mais plus cher que certaines auberges de jeunesse (chambre partagée), et surtout plus cher que les forfaits nuit de manga kissa (littéralement café-BD, proposant des accès internet, des montagnes de manga, des journaux, de quoi boire et manger, et un degré variable de confort pouvant aller jusqu'à douche/lit) dont certains sont plus confortables que les Capsule Hotels.

Ajoutant à ça que le service n'incluait rien, pas même un thé (souvent gratuit dans les manga kissa), ce n'était peut-être pas le meilleur de la ville. C'était amusant à visiter, en touriste, mais je ne pense pas que je renouvellerai l'expérience.

Bientôt les photos sur mon site (si j'en trouve des présentables et si le serveur marche).

Info pour les curieux:
Capsule hotel for men & women
Tokyo Kiba Hotel 東京木場ホテル
1-4-3, Kiba, Koto-ku, Tokyo
TEL 03-3645-1001
1 min from Kiba Sta. on Tozai Line
Check in 15:00, out 10:00
Single 4,000, Semi-double 4,800, Double 5,800
Plus d'info sur http://web.travel.rakuten.co.jp/portal/my/info_page_e.Eng?f_no=1596

PS: D'aucuns se sont plaint de l'apparition de publicités sur over-blog. Il ne semble pas impossible que je transfère tout ça sur un serveur séparé.

EDIT: Premier post rappatrié d'Over-blog. Si vous remarquez des différences avec le post original, n'hésitez pas à m'en faire part.

samedi, mai 24 2008

Festival!

Ce week-end, Todai (la plus prestigieuse université de Tokyo) organise un festival. Tous les clubs participent: l'année commence vers mars/avril, c'est le moment idéal pour recruter les nouveaux étudiants. Le club de jonglage y organisait 4 spectacles, 2 le samedi et 2 le dimanche. Je suis allé leur rendre visite le samedi.

Bein Toudai, c'est bien, quand même. C'est un joli campus. J'y étais allé, mais une seule fois, de nuit, et un ami guidait. Cette fois, j'ai pu profiter pleinement de la porte principale, la porte rouge, les bâtiments, les allées, les arbres, l'étang... Étang qui contient des carpes gigantesques, mais également des tortues, et même des crustacés (non identifiés). Les allées étaient pleines de stands, vendant toutes sortes de choses, des takoyaki, des okonomiyaki, des hot dog, des pizza, le tout fait main sous nos yeux ébahis. Des scènes étaient dressées à chaque croisement, avec nombre groupes de musique, démonstration de sport ou d'activité quelconque. Certains clubs présentent leurs spectacles dans des amphithéâtres de Toudai.

Bref, si vous passez sur Tokyo, n'hésitez pas à visiter le campus de Toudai, ça en vaut la peine.

Mon P'tit Miracle

C'est pas grand chose, en fait. J'étais en train de marcher dans la rue, tranquillement, quand soudain j'ai été fouetté en pleine face par une odeur familière. Un parfum facilement identifiable. De la menthe. Pas de la glace à la menthe, hein, de la vraie menthe qui pousse dans les jardins et avec laquelle on fait du thé à vous passer l'envie de boire du chocolat. Je m'arrête, je reviens sur mes pas, je vois rien de spécial... Un trottoir tout ce qu'il y a de plus ordinaire coincé entre mur en béton et une route embouteillée. A l'ombre d'une autre route, également embouteillée. Le long de la route, à intervalles réguliers, un petit buisson maigrichon hirsute lutte lamentablement pour puiser assez de lumière et d'oxygène dans cet environnement hostile. L'un de ces buisson est, en fait, une quantité de brins de menthe telle qu'ils ne rompaient pas la continuité des buissons. Comment elle est arrivée là, comment elle survit, je n'en ai pas la moindre idée. En tout cas elle a l'air d'avoir la pèche. Et moi je suis encore passé pour un de ces gaijins bizarre à m'accroupir au milieu du trottoir pour regarder les plantes.

mercredi, avril 23 2008

Une Piscine à Tokyo

Allez, rapidement, parce que ca fait longtemps.

Au Japon, dans les piscines, il n'y a pas de restriction sur les maillots de bain. Une pièce, deux pièces (pour les filles hein), longs, courts, amples, moulants, courts et moulants, long et amples, courts et amples mais moins c'est vrai.

Par contre, interdiction formelle d'entrée dans l'eau sans bonnet de bain.

(Aussi, l'eau est moins froide qu'en France, beaucoup moins profonde, et y'a des bassins à bulle à 40° près de l'entrée)

mercredi, février 20 2008

Modern Dog 9

Il a neigé! C'est très rare à Tokyo, et il est encore plus rare que la neige ne fonde pas instantanément. Et là, elle a tenu. Quand je me suis réveillé dimanche matin, j'ai été pris par surprise. Du coup, j'ai passé la journée à marcher en ville, à prendre des photos du jardin impérial, de Ueno park, gambader sous la neige... A ma grande surprise, le soir elle tenait toujours. Il en restait encore le lundi matin, et même un tout petit peu mardi matin.

Le week-end suivant, je suis allé à Toudaimae. J'aime bien marcher, et je marche souvent entre Shibuya et Toudaimae, mais là, sous la pluie glacée, j'étais moyennement enthousiaste. Deux heures plus tard, en ouvrant les portes du gymnase pour rentrer chez nous, on a tous été très surpris de voir 5 centimètres de neige. Du coup, en marchant de Toudaimae à Shibuya, j'étais beaucoup plus enthousiaste!

Le Japon, c'est un peu farfelu. C'est le moins qu'on puisse dire. Et quand il y a des millions de gens farfelus, il y en a bien qui trouvent des moyens créatifs d'être farfelus. Par exemple, un collègue a trouvé à notre grand amusement un site web proposant un assortiment d'armes très variées, allant du plus classique au plus original. Prenez, par exemple, ce poing américain multi-fonction (http://www.rivertop.ne.jp/rivertopsabu/gosin/kibo/newnacuru.jpg): il peut servir de presse-papier, mais également de porte crayon, et encore et surtout de décapsuleur. La présentation est toujours très soignée, pour peu leurs modèles particulièrement assortis aux produits vendus (http://www.rivertop.ne.jp/rivertopsabu/nif/12csb.jpg) parviendraient à rendre attendrissantes des armes inhumaines.

Autre exemple de l'originalité japonaise: les Neko Café. Comme le nom l'indique (mais si, mais si) il s'agit de cafés à chats, à félins, miaou, dans lesquelles ont peut passer quelques temps entouré de ces adorables bestioles. J'avais déjà abordé le sujet, eh bien voila, dimanche dernier j'en ai visité un. Il y avait trop d'humains et pas assez de chats à mon goût, et les humains n'hésitaient pas une seconde à appâter avec de la nourriture les chats qui étaient manifestement occupés avec d'autres gens. Un autre neko café doté d'une quinzaine de chats limite à 8 le nombre d'humains admis simultanément, ça doit être encore plus agréable.

Pour finir sur une touche un peu plus personnelle, les  visa, au Japon, c'est galère. Dans ma situation, il faut d'abord que je fasse une demande de "certificat d'éligibilité", si je l'obtiens pas je me fais jeter dehors. S'ils mettent du temps à l'établir, je me fais jeter dehors en attendant qu'ils se décident. Si je l'obtiens, je me fais jeter dehors quand même: je suis supposé aller dans une ambassade japonaise avec le certificat pour faire établir mon visa. C'est bête qu'ils aient pas d'ambassades japonaise à Tokyo. Bref, pour éviter un séjour à l'étranger (France, Corée, n'importe), je dois retourner au centre d'immigration pour faire une demande de changement de statut, équipé de mon certificat d'éligibilité. Et là encore, je suis pas sur de l'avoir. L'avantage, c'est que pour cette démarche-là, s'ils prennent du temps, j'ai le droit d'attendre au Japon le temps qu'ils se décident. Pour le moment, pas de nouvelle du certificat d'éligibilité que j'ai demandé il y a maintenant 3 semaines. Il me reste 3 semaines de visa. Affaire à suivre...

mardi, juillet 10 2007

Edo Tokyo Museum

C'était une fort belle journée, et lorsque je me suis mis en route aux alentours de midi, le soleil était a son zénith. Pas moyen de se tromper a l'approche du musée, c'est vraiment une architecture unique! Il s'agit apparemment d'une reproduction d'un grenier sur pilotis. En tout cas c'est original, pas de mur au 3e étage, j'avais encore jamais vu ça (les photos viennent, si si, des que j'aurai fini celles de Nara, puis celles Kyoto, puis les plus récentes de Tokyo).

Le point de vente de billets est au premier étage, caché entre un restaurant et une boutique de souvenirs. Un ascenseur monte directement au 6e étage et la visite commence. Pour démarrer sur les chapeaux de roues, l'ascenseur s'ouvre sur une reproduction taille réelle de Nihonbashi, le pont de l'entrée de la ville, avec de part et d'autre des reproductions de bâtiments également taille réelle. Le pont mène d'un coté à l'autre du 6e étage, enjambant le 5e étage. La visite est libre, et de nombreux passages permettent de se déplacer facilement, mais le sens de la visite normal est chronologique. Ça commence donc par Edo a sa création, avec de plusieurs reproductions miniatures de divers parties de la ville, les bâtiments, les habitants. Aux murs, de longues tapisseries représentant un panorama de la ville. Un peu plus loin, divers objets comme des armures de samourai, des sabres, des pierres de go... Le tour de l'étage supérieur est vite terminé (un pont ça prend beaucoup de place, ceux qui voulaient un Nihonbashi grandeur nature chez eux feraient mieux d'y réfléchir à deux fois), un escalier mène a la suite de l'exposition. On s'éloigne un peu du miniature en faveur du taille réelle: la maison contient plusieurs pièces, reproductions de maisons ordinaires et leurs habitants. Plusieurs canalisations en bois sont exposées, ainsi que des dessins et reproductions des installations de l'époque. Une section en particulier est consacrée aux brigades anti-incendits. Entre les maisons en bois, la sur-densité et les tremblements de terre, la ville était régulièrement ravagée par les flammes. Le chemin de visite continue autour de la maison avec une section sur les publications de l'époque. Ils utilisaient un système de presse avec des gravures en bois. Le degré de précision est stupéfiant. Chaque élément exposé est complété par des histoires ou explications. Les boutiques de location/vente de livres d'occasion et l'apparition des droits d'auteurs mène naturellement à la section sur le commerce: monnaie de l'époque, reproduction (pas taille réelle ;>_>) d'un voilier, carte des ressources de la région. Le tour de la maison est achevé, la dernière partie sur l'ère Edo se trouve a l'intérieur, avec une reproduction grandeur nature d'une scène de théâtre.

On sort de la maison, on passe sous le pont, et on entre dans l'ère Tokyo. Pour commencer joyeusement, le changement d'époque représente un changement de pouvoir, en particulier le massacre d'une armée de 12.000 hommes repliée dans un temple de Ueno par une alliance de 21 armées de divers région ou partis. Quand je suis entré dans la reproduction d'une maison (fin 19e, début 20e), sous le plancher en verre se trouvait la reproduction d'une ambassade ou quelque chose comme ça. Je continuais mon chemin vers la reproduction d'une église du style orthodoxe russe quand un bruit m'a fait revenir sur mes pas: le toit de l'ambassade s'était ouvert et des petits personnages dansaient au son de la musique! Le toit s'est refermé, la lumière s'est éteinte: au tour de la façade de l'église russe de se déplacer. Puis carrément tout le quartier de Ginza, une scène de plus de 10m² de maisons miniatures, les personnages marchent ici et la, la nuit tombe, la lumière diminue, les lampadaires s'allument, etc etc... Dire qu'a 2 minutes près je ratais ça...

Le chemin ressort de l'autre cote de la maison dans une section dédiée au tremblement de terre de 1923. De plus en plus joyeux, de nombreuses photos de Tokyo bulldozerisée sont affichées. Parmi elles figurent plusieurs représentations de piles de cadavres. Sont exposés également plusieurs morceaux de roche brisés et de métal déformé par l'effondrement des bâtiments ou les incendits qui ont suivi. Au milieu trône une reproduction de plusieurs mètres de haut de la figure emblématique de l'évènement: le premier "gratte-ciel" japonais de 12 étages, tellement populaire que les visiteurs devaient payer à l'entrée pour aller y faire leur shopping. Il contenait également le premier ascenseur japonais. Moins de 10 ans après sa construction, il fut réduit en poussière. Entre 100 et 150.000 personnes ont trouvé la mort. Toujours plus drôle, suite a la destruction des réseaux de communication, de nombreuses rumeurs se sont répandues: émeutes des partis politiques extrémistes, conspiration des coréens... En conséquence de quoi plusieurs milliers de coréens (ou simplement de japonais pris pour des coréens) on été sommairement abattus.

Les aides à la reconstruction ont afflué d'autres villes et d'autres pays, et les années qui ont suivi ont permis une reconstruction de la ville. Jusqu'aux bombardements américains de la seconde guerre mondiale qui ont une nouvelle fois nivelé le paysage. Le nombre de victimes était équivalent, voir supérieur au tremblement de terre. Une fois de plus, des photos de piles de cadavres, le métal fondu des avions abattus remplaçant celui poutres déformées. Une vidéo illustre les bombardements, avec plusieurs scènes de B-29 déversant une pluie de bombes sur la ville. Puis un document annonçant une reddition sans condition. Timidement, quelques objets témoignent de la reconstruction prodigieuse des décennies qui ont suivi, mais ils sont bien loin d'effacer l'impression laissée par ces deux catastrophe. L'histoire japonaise est décidément bien sombre...

C'est donc le coeur léger et d'un pas sautillant que j'ai quitté le musée, acheté une glace vanille et suis rentré en passant par le parc. Faut pas perdre le sens des priorités non plus.

mardi, juin 12 2007

Roppongi 2, le retour

C'est bête, je commence a écrire la suite, et je réalise que je n'ai pas écrit le premier épisode. Tant pis... Chers lecteurs, vous êtes en train de suivre une série dont vous n'avez pas vu l'épisode pilote. C'est ballaud mais il faudra faire avec. Pas d'inquiétude toutefois, toute série qui se respecte commence par un résumé des épisodes précédents.

Dans l'épisode précédant...

Peu après son arrivée au Japon, notre protagoniste est convié par des camarades touristes a une soirée en night club dans le temple des boites pour touristes, Roppongi. C'est un quartier de Tokyo particulièrement célèbre pour ses boites de nuit surpeuplées, sa faune hétéroclite, ses gaijins en quête de japonaises et ses japonaises en quête de gaijins. Évidemment, c'est bien plus que ça, mais telle est l'image que beaucoup s'en font. Telle est l'image que s'en faisaient les camarades touristes, et telle est l'image que notre protagoniste a retenue de son expérience. Les yeux pleins de fumée, les oreilles pleines de bruit et les pieds pleins d'empreintes d'autres pieds, il se jura mais un peu tard qu'on ne l'y reprendrait plus. C'est ainsi que, 2 mois plus tard...

<Insérez ici le générique de votre choix>

Samedi dernier, donc, était la soirée de départ d'une amie hollandaise. Le vendredi soir nous sommes allés au grand 8 de Tokyo Dome. D'après le site web il fermait a 10h, d'après les employés il fermait a 9h, et en toute logique quand nous sommes arrivés a 8h30 il était déjà fermé. Du coup nous y sommes allés le samedi matin. Le samedi soir nous nous sommes retrouvés dans un pub vaguement indéfini. Quand j'ai demandé s'il était anglais ou irlandais, on m'a demandé s'il y avait une différence. J'en connais qui auraient été vexés! Au final, je crois que c'était un pub écossais. Ils vendaient bien sur toutes sortes de plats écossais, comme le fameux takoyaki écossais, la soupe au calamar écossaise et la pizza surgelée écossaise. A mon grand regret, personne n'a commandé de "small pizza". J'avoue que la "large pizza" m'a rendu assez curieux quant a la taille de la petite. Je me demande s'ils la servent avec une loupe et des couverts miniatures.

Nous étions une quinzaine de personnes au pub, moitié/moitié japonais/gaijins. Après ca sous sommes allés au karaoke. Il parait que ça a duré une heure. J'ai pas vu le temps passer. On comprend pourquoi les japonais en sont si friands. Puis direction boite de nuit. Pas d'inquiétude, les habitués connaissent les bons coins. La boite ou on est allés, Muse, était moins bondée et moins enfumée que la Vanilla de la dernière fois. Je ne crois pas que le volume ait été moins élevé mais on a fait avec ^^ Pas grand chose a ajouter, une boite de nuit c'est une boite de nuit. Il faisait jour quand nous sommes rentrés, et c'était bien plus agréable que la dernière fois.

Ce que j'ai retenu de cette expérience:

  • Quand je paye mon loyer avec ma carte, elle ne peut pas être utilisée pour quoi que ce soit d'autre de la journée.
  • Aller en boite, c'est plus agréable avec des gens plus agréable.
  • Aller au karaoke avec une chanteuse professionnelle c'est pas une bonne idée a moins d'avoir un sens de l'autodérision assez prononcé.

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