L'autre jour, ayant entendu du bien d'un émulateur de PC, j'ai redémarré sous mon vieux Debian. J'ai trifouillé un peu pour faire marcher le driver wifi. J'ai fait les mises à jour, ça a installé un nouveau kernel, qui requiert de nouveaux drivers. J'ai re-trifouillé un peu pour faire marcher le driver wifi. Puis, histoire d'avoir des programmes un peu plus récents, je suis passé de Etch a Lenny. Ça a installé un nouveau kernel, qui requiert de nouveaux drivers, qui ne peuvent plus être installés séparément puisqu'ils sont supposés être inclus dans les dernières versions du noyau... En parallèle de ça, le driver son était en carafe. Tout a des limites, même le trifouillage. Plutôt que d'ajouter une autre couche par-dessus, autant réinstaller une Lenny fraîche. Et tant qu'on y est, pourquoi pas tester cette distribution dont tout le monde me dit du bien depuis des années?
Me voici donc, réticent, à installer Karmic Koala sur la partition vacante. Eh bien force m'est de faire écho à toutes ces opinions que je me refusais à croire: Ça Marche. Le wifi marche, le son marche, les changements de version de noyau ne cassent rien. Certes, il y a plein de programmes qui ne me servent pas, mais je ne saurais m'en plaindre: Beaucoup placeraient les alphabets non-latins dans la catégorie des inutiles, et pourtant l'affichage du japonais marche dès l'installation; configurer le système de saisie m'a pris 5 minutes. Et le système d'accès à distance qui permet d'ouvrir par SSH ou FTP des fichiers comme s'ils étaient locaux, c'est la cerise sur le gâteau.
Me voici donc un heureux utilisateur d'Ubuntu. Je ne l'installerais pas sur un serveur, mais je ne peux que le recommander pour un desktop, en particulier pour les non-linuxiens.
Une chose que je n'explique pas, c'est l'outil de modification des partitions. La version live-on-CD inclut GParted, et pourtant l'outil utilisé par l'installeur (sur le même CD, donc) est à pleurer. Je suppose qu'ils ont profité du fait que la plupart des gens ne manipuleraient pas les partitions manuellement pour faire l'économie de quelques librairies.
On en vient donc a faire tourner XP sous VirtualBox. C'était loin d'être aussi simple que je m'y attendais. Par exemple, il faut créer un deuxième profile hardware et changer des drivers. Il faut ré-activer l'OS à chaque démarrage de la machine virtuelle. Il faut trouver un MBR ou une iso de CD qui boot sur le disque dur. Mais ça marche, et c'est déjà assez impressionnant. Je devrais peut-être émuler un Windows 7.